Histoire de Guerre : Narcisse Vallet

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Narcisse Vallet, Le Maquis et Les Allemands

 

En Juillet 1944, le maquis de Fontenu fut averti par la gare de Champagnole qu’un wagon de chaussures destinées à l’occupant allait être dirigé sur Andelot. Ils arrêtèrent le train près du village et raflèrent les chaussures. Puis, ils apprirent qu’un train allait passer qui transportait, disait-on, des résistants arrêtés. Le train fut attaqué en gare d’Andelot. Le renseignement était mauvais mais quelques permissionnaires allemands en descendirent. L’un d’eux eut un geste incontrôlé : il s’empara d’une petite fille et s’en servit comme bouclier. On arriva à les séparer et il fut abattu et criblé de balles. Un autre allemand subit le même sort.

Le chef de gare Comte et le maire Narcisse Vallet firent arranger un dépôt funéraire dans l’une des pièces de la gare et firent placer les deux cadavres exposés décemment. Courageusement, le maire et le chef de gare restèrent sur place en attendant la Feldgendarmerie alertée. Les gendarmes allemands favorablement impressionnés par leur attitude les relâchèrent après un interrogatoire. Grâce à eux, le village ne connut pas de représailles.

Un autre maquis stationné dans les Moidons, avait fait le projet d’attaquer le convoi de l’entreprise Todt qui, après le « débarquement », se repliait vers le Nord. Les maquisards étaient placés au-dessus du premier pont de la ligne de Champagnole.

Les conducteurs de camions français réquisitionnés étaient complices, ils arrêtèrent leurs véhicules et s’égayèrent en brandissant ostensiblement un chiffon blanc. Le Feu se déclencha alors sur le personnel allemand qui riposta, mais en pure perte : ils perdirent 10 morts et de nombreux blessés.

Là encore, le courage du maire Narcisse Vallet et du Dr Goy qui relevèrent et soignèrent les blessés, sauva la population du village (d’Andelot en Montagne) des représailles habituelles en pareil cas.

Extrait de “ANDELOT : histoire de mon village” de Jean LAMY, p.265-266, 1982

2 thoughts on “Histoire de Guerre : Narcisse Vallet”

  1. Une cousine de Taravent m’a confié qu’alors qu’elle n’avait que 16 ans , à Champagnole sur le pont qui traversait la rivière ligne de démarcation , une soeur religieuse lui dit : ” tu vois le Monsieur qui est là , tu fais comme s’il était ton amoureux et tu traverses le pont !
    Cette même cousine un peu plus tard devait traverser le pont avec son vélo à sacoches garnies de lettres . Le garde allemand était tenté de lui compter fleurette . Et elle de n’avoir qu’une seule envie arriver de l’autre côté saine et sauf le plus rapidement possible , de façon à assurer sa livraison !

    Jocile 22

  2. Vers Taravent , la rivière l’Anguillon servait de ligne de démarcation , il était fréquent que pendant les foins un homme se présentait en bout de champs costume et cravate . On lui indiquait une fourche piquée en terre et on assistait alors à un spectacle curieux d’un paysan à look très original !

    Jocile 22

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