Joseph Vallet (1848-1913)

Des quatre Grands-Pères de Viousse :
Joseph Vallet, le cadet de Viousse.

F. Joseph VALLET ancêtre des Fushia

 

François Joseph VALLET est né le 31 Janvier 1848 à Viousse. Huitième enfant de sa fratrie de douze, il portait comme deuxième prénom Joseph, ce nom béni étant de règle pour tous les petits garçons de la famille à l’époque.

 

Comme ses frères, c’est un travailleur acharné, mais il était aussi d’une grande gentillesse et d’une extrême sensibilité. Par exemple, quand vint la malheureuse guerre de 1870, quatre des enfants, Pierre, Ernest, Paul et Joseph durent partir au nombre de ceux qu’on appela « mobilisés », troupe de réserve. Ils étaient partis de Viousse un beau matin et quand ils s’étaient retrouvés tous, un jour à Poligny, Joseph, qui était alors âgé de 22 ans et étant le plus jeune, n’avait pu s’empêcher de pleurer beaucoup.

Joseph se marie le 10 Mai 1880 avec Donalie VUILLEMIN au Valdahon, paroisse de Bief du Fourg. Ce jour fût marqué notamment par le nombre des voitures de la double parenté qui fut considérable. Et comme à son habitude et à celle de ses frères, ce jour-là, comme à tous les autres mariages de la famille, il ne manqua de pousser la chansonnette en reprenant les refrains des chants d’antan.

Au printemps 1892, le couple, qui a déjà sept enfants, quitte Viousse et vient tenir une ferme à Andelot. Il se rapproche un peu de Valempoulières, où est installé son frère Paul et peut donc lui rendre plus souvent visite, tout en gardant une proximité avec Viousse.

Généreux, comme l’était souvent caractérisés les frères Vallet, quand son frère Paul s’installe à Vannoz en 1899, Joseph utilisa la voiture du boucher d’Andelot pour emmener les petits veaux et lui donna un beau jeune chien de berger, « Médor », qui fut un excellent gardien et d’une grande aide dans la tenue des troupeaux.

Le 25 Mars 1907, la famille de Joseph s’installe aux Grangettes avec leurs huit enfants. L’attitude de Joseph au travail était marqué par son attachement, pour ne pas dire l’amour, envers ses bêtes et particulièrement ses bœufs. On se souvient que quand il partait labourer, il allume sa cigarette, se met devant eux et leur dit « Allez, on y va ! »

Contractant une gangrène à la jambe, Joseph fut amputé sur la table de la cuisine dans sa maison. L’infection se répandit. Joseph mourût le jour de Noël 1913.

5 thoughts on “Joseph Vallet (1848-1913)”

  1. On m’a confié que lors de l’amputation sur la table de la cuisine , c’est Joseph lui même qui pilota l’opération ! Signe d’une immense lucidité et de sang froid !
    René Louis Dubrez
    Jocile 22

  2. Joseph et Donalie étaient de sages personnages très attachés à la pratique religieuse . Ainsi ils avaient décrétés que la place des morts étaient au ciel et non dans les cimetières ! Refusant de choisir une concession au cimetière de Censeau ils ont été enterrés dans la partie sans concession réservée aux “indigents”.
    Aussi à ce jour si l’on souhaite se recueillir à leur sujet , nous devons faire appel à quelques anciens cousins qui nous confie qu’enfants ils allaient prier en bout de cimetière sous un magnifique arbre qui probablement devait être un foyard !

  3. L’attachement , la douceur et le savoir faire avec leurs animaux de la ferme me parait être une caractéristique des frères Vallet. Je pense que les agriculteurs d’aujourd’hui ont perdu cette valeur et c’est vraiment dommage .
    Quel courage pour rester lucide et garder son sang froid lors de son amputation !

    1. Je pense que même s’il y a moins de douceur, de tendresse où proximité entre agriculteur et animaux, c’est aussi parce que les troupeaux sont passés de 20-40 bêtes au total, à 180, 200 ou plus. Cependant, je réfute qu’il n’y ait plus d’attachement. Même s’il est moins marqué, cela reste un malheur pour un paysan de perdre une bête ou de l’envoyer à équarrisseur trop tôt. Un vrai paysan garde un véritable attachement à ses bêtes.
      Les fermes aux milles vaches en revanche, je n’appellerais même pas les personnes y travaillant, des agriculteurs.

      FJ
      Ernest 2.3.3

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