Paul Vallet, le noble paysan

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Paul Vallet, le noble paysan

 Paul Vallet, né à Viousse en 1843

 

Ils peuvent le dire, tous ceux qui l’ont vu, par une belle matinée d’automne, dans le grand champ de « Sous Chaux » ou à « la Fin », avec son grand chapeau et son grand tablier de semeur, jetant à pleines mains le blé qui deviendra la nourriture de toute la famille … Et le semeur s’avance gravement, scandant sa marche de son « geste auguste»…   Quel spectacle plus doux et plus noble que ce spectacle ? Quel roi est plus heureux au milieu de sa cour que n’était, en de tels jours, notre père au milieu des siens ?

Le voir, devant la maison, surveillant l’arrivée du grand troupeau qui évolue sous son regard, d’une fontaine à l’autre, obéit à sa voix et, semble lui demander la permission d’entrer. Il gardait alors un calme parfait

Dans toutes ces circonstances, et autres semblables, il était vraiment d’une prestance incomparable, C’est alors que le grand chapeau complétait l’aspect imposant et majestueux de toute sa personne. Et comme rien n’était négligé dans sa tenue, ni dans ses vêtements, on peut dire que c’était le paysan dans toute sa noblesse.

Extrait du livre de l’oncle abbé.

2 thoughts on “Paul Vallet, le noble paysan”

  1. Sympathique lecture .
    Si l’on prend un peu de recul on peut affirmer que l’oncle Abbé Vallet fils de Paul donc de la personne décrite faisait un léger excès d’optimisme !
    Tant il est vrais qu’en matière familiale l’objectivité parait illusoire ….
    René Louis Dubrez
    Jocile 22

  2. Du recul par rapport à quoi ? Votre remarque m’apparait quelque peu blessante vis à vis du compliment d’un fils vers son père, vous avez connu Paul Vallet pour nier ses qualités ? Ce semeur digne , ne pouvait il pas se sentir fier de son travail, de son troupeau, qu’il a passer des années à constituer et qui le nourrit, lui et sa famille ? Etre fier de ses semis dont il espérait beaucoup et pour ces raisons, s’en sentir noble ? Pourquoi son fils ne pourrait il pas lui non plus être fier de son père ? Optimiste ! bien sur, pardi, car il faut l’être pour ce métier, ne croyez vous pas ? Dans ce cas, ou est le manque d’objectivité ?

    Claude Vallet de Taravent
    (ps: je suis allergique aux n°)

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