Paul Vallet (1843 – 1915)

Des quatre Grands-Pères de Viousse :
Paul Vallet le bon paysan.

Paul est l’ancêtre des Jaunes

Comme tous ses frères, Paul était d’une taille remarquable et il avait une poitrine si carrée, des épaules si larges, qu’il paraissait encore plus fort que grand. En lui les dimensions ordinaires étaient dépassées.
Paul est né le 3 Septembre 1843. Au lendemain de sa naissance, selon la coutume, une ancienne servante de la maison l’emporte, dans un panier sur sa tête, vers l’église d’Andelot pour être baptisé. Il aura 8 enfants et 24 petits enfants (familles Vallet, Jacques, Brocard, Noir, Fournier, Demars, Poncet, Reverchon, Guyot, Guinchard, Aimez, Boucard, Besançon, Tribut, Martin, Durupt…).
Exempté du service militaire par tirage au sort, Paul fut quand même mobilisé en 1870 avec Pierre, Ernest et Joseph. Il eut le grade de caporal et n’eu pas trop à souffrir de la guerre.
Paul partit en 1880 à Valempoulières où les 15 premières années furent rudes: les champs étaient loin, le travail de la terre difficile malgré l’aide fréquente des parents et voisins. En 1893 la sécheresse fut terrible. La pluie revenue après moult prières à Mièges, ce fut une certaine prospérité avec l’arrivée des premières machines, en particulier une faucheuse en 1896, puis une charrue, une déchargeuse….
Après avoir raté la reprise de la ferme du Parc à Vers en Montagne, Paul, revenant un jour de Mièges, appris, en passant par St Germain, que la grosse ferme de Vannoz allait être à louer. Le 25 mars 1899 la famille déménagea à Vannoz par un temps de forte bise et de neige, avec 50 voitures de bagages et de fourrage et l’aide de toute la parenté et des familles de Valempoulières.

Paul n’eut dans sa vie que deux ambitions : être un bon cultivateur et un bon chrétien.

A la fin de juillet 1914, alors que circulaient partout les bruits de guerre, les fenaisons battaient leur plein à Vannoz. Le tocsin sonna le 1er août. […] Il a sous les yeux toute la besogne d’une grande ferme, il en mesure l’étendue et l’importance pour sa famille; voilà que, au moment où ses fils, appelés par la mobilisation et la guerre, le laissent seul pour la charge entière, il se trouve épuisé par l’âge et peu capable de travail. A peine guéri d’un accident de moissonneuse où sa main avait été prise dans un engrenage, il est atteint d’une paralysie grave.

Victime d’une apoplexie cérébrale il décède le 22 octobre 1915 à l’âge de soixante-douze ans.

Retrouvez une biographie plus détaillées à ce lien…

3 thoughts on “Paul Vallet (1843 – 1915)”

  1. Super l’article sur notre arrière grand père Paul. Je retiens surtout qu’il a raté l’achat de la ferme du Parc à Vers en Montagne et que c’est drole que ce soit notre papa Pierre Vallet et notre maman Geneviève Duval qui sont allés s’y installer en mars 1957 et qui l’ont achetée quelques années plus tard. La ferme sera revendue a l’heure de la retraite, en 1987 après 30 ans de travaux, d’initiatives, d’investissements .
    Jeannine papa53

  2. COUCOU, voilà une bien belle éloge d’un arrière grand père méconu par moi, j’arrive sur le site.
    Je ne sais pas encore comment faire. Mais il faut que je m’y mette.
    claire papa71

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