Vallet de Viousse : enfance et éducation

Vallet de Viousse : enfance et éducation

(Pour voir l’article sur Jules Vallet, cliquez ici)

 

Il est facile de comprendre ce que dut être, à Viousse, l’éducation des enfants. Elle se résume en trois mots : simplicité, travail, piété.

 

SIMPLICITEE

Par simplicité, c’est-à-dire l’esprit de l’Evangile qui s’allie si bien avec la largeur d’esprit et s’oppose à tout ce qui serait duplicités, faussetés, tromperie, hypocrisie. C’est bien la caractéristique des Vallet de Viousse, tous le reconnaissent. Dans la nourriture et le vêtement, cette simplicité allait jusqu’à l’austérité.  

[…]

Dans la tenue de la saison, les fermiers ne pensaient pas à se montrer difficiles en fait d’appartement et les propriétaires d’alors se souciaient peu de se mettre en frais sur ce point. Pourtant, si le mépris du confort était souvent poussé trop loin, l’hygiène ne manquait pas à Viousse et on y connaissait la propreté.

La simplicité dans le règlement de vie qui cousis tait à être plutôt en avance qu’en retard. On se couchait tôt, on se levait très tôt et les repas ne prenaient pas beaucoup de temps.

 

TRAVAIL

Dès le premier âge, à côté de leurs parents et de leurs aimés, les enfants prenaient à Viousse l’habitude du travail régulier. La grande ferme avait besoin de tous les bras et les bras étaient taillés pour abattre de la besogne. A Viousse, des garçons fortement taillés ou pour mieux dire de véritable colosses, de solides tempéraments et de rudes travailleurs.  En résumé, par un labeur intelligent et très suivi, la famille Vallet améliora peu à peu la ferme de Viousse. Le rendement avant la guerre de 1914 pouvait bien être le double de ce qu’il était en 1850.

 

PIETE

Comme il en devait être dans toutes les familles chrétiennes, la piété était le principe de beaucoup le plus important dans l’éducation à Viousse. A Viousse, tout travail devait être consciencieusement fait, mais Dieu passait toujours le premier. Les premiers mots appris à l’enfant étaient certainement des prières, sa première science, les éléments et ensuite la lettre, du catéchisme.

Les enfants de Viousse, sans chercher de diplômes, parvinrent à une bonne mesure d’instruction primaire, telle qu’on la comprenait alors. Elle favorisait moins la pédanterie* qu’aujourd’hui, mais donnait tout autant aux travailleurs de la campagne la capacité de bien gérer leurs affaires.

 

* comportement orgueilleux et suffisant


Extrait de « Histoire de notre Famille » par l’abbé Jean-Marie Vallet.
Chapitre 1 – Viousse : enfance et éducation.

 

2 thoughts on “Vallet de Viousse : enfance et éducation”

  1. Une vraie et véritable éducation qui s’est perdue de nos jours.
    Je suis jeune, 57 ans cette années mais les grandes lignes sont restées chez mes parents.
    Simplicité, travail, respect …tout est !!!

  2. Je viens de tout relire le livre de l’oncle abbé Vallet, pas Jean Marie, mais Joseph Marie. La dernière édition, en photo ci dessus, a été faite avec cette erreur.
    Ceci dit que de pages intéressantes, d’anecdotes croustillantes, de détails de la vie de la famille il y a de 100 à 150 ans et que d’intelligence dans l’éducation, mais aussi dans la gestion des fermes à l’époque…

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